Un autre exemple frappant de la dérive budgétaire énergétique des collectivités est le choix fait par certainement collectivités de choisir une offre indexée ARENH par rapport à une offre prix fixe.
Le mécanisme l’offre indexée Arenh permet aux clients de bénéficier d’un prix de 42 €/Mwh dans la limite de leurs droits ARENH (calculés par rapport aux consommations été), et dans la limite des 100Twh mis à disposition par le gouvernement chaque année pour l’ensemble des fournisseurs alternatifs (hors EDF) .
La contrepartie de ce prix à 42 euros injecté dans le prix est la possibilité de faire évoluer le prix Arenh (les 42 euros), mais surtout de pouvoir écrêter les prix selon le dépassement du plafond de 100TWH. Dans ce cas-là, il faut racheter les volumes écrêtes sur les marchés selon la formule du fournisseur ou proposer par le client. Le bon sens, veut que ce prix de rachat soit calculé entre le lendemain de l’annonce du dernier guichet ARENH et le 23 décembre, qui marque la « fin » de l’année énergétique. Plus une moyenne est étalée plus celle-ci est normalement lissée limitant les effets haussiers.
En 2021, donc au titre de l’année 2022, l’écrêtement ARENH a été une catastrophe d’un point de vue économique pour de nombreux clients publics et privés ayant fait ce choix.
En effet le plafond ARENH a explosé pour atteindre 160,33 TWh[1] mais plus grave encore le prix de rachat du lendemain du guichet jusqu’au 23/12 inclus à exploser pour atteindre une moyenne de 256,98 €/Mwh !. De nombreux clients se sont fait « écrêté » de plus de 100 €/Mwh ! et l’on apprit à partir du 24 décembre 2021 pour leur budget 2022. Il est impossible de piloter une telle augmentation sereinement en quelques jours sans faire de gros sacrifices immédiats ou futurs. Retrouver ci-dessous à titre de comparaison les prix settlement CAL Baseload 2020 et 2021 :

[1] Taux ARENH corrigé après la défaillance du fournisseur Hydroption https://www.cre.fr/Actualites/arenh-modification-de-la-demande-totale-et-du-taux-d-attribution