Jusqu’à septembre 2021, l’énergie en France depuis plus de 10 ans était bon marché autour de 50€/Mwh en électricité et entre 15 et 40€/Mwh en gaz naturel.
Ainsi le budget énergie ( Gaz et Electricité) représentait une part insignifiante dans les budgets des différentes collectivités territoriales. Cependant depuis septembre 2021, le prix du gaz Naturel et de l’électricité augmentent de manière considérable, avec une forte volatilité et donc une variation des prix très importante d’un jour à l’autre.
Par exemple le lundi 13/06/2022, un contrat gaz débutant le 01/07/2022 pour une durée de 17 mois pouvait se négocier à 90 €/Mwh et 5 jours plus tard, soit le vendredi 24/06 sur cette même période contractuelle à 140 €/Mwh représentant une augmentation de + de 35% en quelques jours[1] !
Ces 12 derniers mois regorgent d’exemple de ce type. Comment piloter intelligemment et efficacement son budget énergie avec de telles volatilités ? La date limite de réponse est fixée en amont de la procédure (30 jours en AO ouvert dématérialisé[2]), comment être capable d’anticiper cela. Même en ayant recours à une procédure d’accord cardre/marchés subséquents, C’est impossible de prévoir l’état de la volatilité le jour de la remise des offres. L’acheteur public malheureux qui a fixé sa date limite le 24/06 par rapport à celui qui aura fixé la date limite de réponse au lundi voit son budget énergie explosé !
[1] Cette augmentation brutale et imprévisible et due principalement à l’annonce de GRT Gaz affirmant qu’il n’y a plus de gaz naturel Russe qui arrive par gazoduc en France : https://www.bfmtv.com/economie/entreprises/energie/coupure-du-gaz-russe-par-gazoduc-grtgaz-assure-qu-aucune-difficulte-n-est-a-prevoir-pour-cet-ete_AV-202206170276.html
[2] https://www.boamp.fr/Espace-entreprises/Comment-repondre-a-un-marche-public/Questions-de-reglementation/Avant-de-repondre-a-un-marche-public/Procedures-de-marches-publics